La Finance, C'est Ringard!

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Ce matin, j'ai encore cru que j'hallucinais! 

J'entends une chronique radio sur la bourse à la fin de laquelle il y a une pub pour Renault : "Au coeur de la finance avec Renault, Renault premier fournisseur des entreprises ...".

Mais la finance, c'est ce qui nous met dedans depuis des années! Cela ne fonctionne plus pour les entreprises. Les petits patrons n'attendent plus rien de la finance, qui en France, ne s'interesse plus depuis longtemps à leurs projets de développement. La désindustrialisation c'est avant tout une crise de l'investissement dans la production. Pourtant, les épargnants épargnent, mais on dirait que c'est pour éponger les dettes des financiers qui font n'importe quoi.

C'est quand même drôle qu'il y ait eu un publicitaire pour vendre à Renault l'idée que leur image bénéficierait de celle de la finance!

Taxer La SpéCulation ?

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Ce soir, j'ai écouté les voeux du président de la République. Mon humble avis, qui ne vaut qu'une voix, c'est que les français - qui ont en effet subi la crise avec courage et détermination dans l'action - peuvent se reconnaître dans ces voeux.

Mais je réagis sur un point : pour taxer la spéculation, il ne suffit pas de taxer les ordres de bourse. Ou alors, on considère que tous les porteurs d'actions sont des boursicotteurs. Pourtant le capital, c'est utile au développement de l'activité, donc à la création d'emplois.

Ce qui caractérise la spéculation, c'est la vitesse du mouvement. Corrigez-moi si je me trompe : j'ai entendu parler d'ordres passés à la milliseconde? C'est pas pour monsieur-tout-le-monde! J'espère que chacun a bien compris comment çà marche : c'est ceux qui n'ont pas les moyens matériels de réagir instantanément à la baisse qui épongent! Et qui n'ont pas le temps de réagir à la hausse qui laissent la place aux spéculateurs organisés.

A l'inverse, les actionnaires qui conservent leur position dans la baisse en attendant des jours meilleurs contribuent à défendre les titres, et donc la capacité des entreprises à emprûnter.

Ce qu'il faudrait, ce serait taxer en fonction inverse de la durée de conservation des titres :  10% pour 1ms, 9% pour 10 ms, 8% pour 100ms ... 5% pour 100s... 1% pour 1.000.000s soit un peu plus de 11 jours. Cela calmerait bien le jeu! Là, au moins, investir ce serait risquer - seul le risque, s'agissant de capital, mérite d'être rémunéré.

Et que l'on me dise pas que c'est impossible : tout passe par des ordinateurs. Mais évidemment, c'est pas la France toute seule qui va faire cela, sinon, hop, plus d'investissement!

Toujours Plus ...

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Ce matin, sur ma grande radio habituelle, j'entends J.C., leur spécialiste des hautes technologies, dire à propos de l'évolution des NTIC : "Toujours plus de débit de communication ...".

C'est sûr que le débit, c'est important pour transporter rapidement de grandes quantités de données.

Mais, en l'occurence, il s'agissait de téléphonie portable. Donc, de passer du son à la vidéo et ensuite à la 3D. Avec une oreillette et des lunettes pour être connecté en permanence. 

Quand est-ce qu'on réfléchit? On aura de plus en plus d'informations au détriment du temps nécessaire pour prendre du recul par rapport aux idées véhiculées.

On va donc communiquer de plus en plus avec ceux qui sont loins de nous, c'est formidable de pouvoir rester en contact avec ceux que l'on aime. Mais les gens qui nous entourent, est-ce que l'on aura du temps à leur consacrer? Vont-ils parler assez fort et se manifester au-dessus du bruit de fond de l'information grossie par la technologie ?

Et puis, en ces temps de réflexion sur la croissance et le progrès, une phrase qui commence par "Toujours plus..." et poursuit sur une considération de volume, plutôt que de qualité, c'est dépassé.

Les nouvelles technologies, ce serait de parler un peu plus de la qualité de vie qu'elles peuvent apporter.

Le Bonheur Selon Mac Lesggy

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Dans "20 minutes" du 18 décembre 2009, page 17, je lis les propos suivants prétés à Max Lesggy :

"Ni le progrès ni l'espérance de vie ne suffisent au bonheur. Il faut autre chose : la croissance. Le fait de se dire : mon téléviseur sera encore plus gros dans trois ans."

On distingue donc la croissance (la quantité) et le progrès (la qualité), ce qui est pleinement satisfaisant.

Mais alors qu'en ces temps de réflexion sur l'évolution de nos économies et de nos sociétés on imagine mettre l'accent sur la qualité du développement, c'est au contraire la quantité - la grosseur du téléviseur - qui est présentée comme source du bonheur. C'est tellement gros cette provocation à l'intelligence, en ce dernier jour (d'espoir?) de conférence de Copenhague, qu'on ne peut que soupçonner le bâclage médiatique. Pitoyable.

A propos de l'espérance de vie, c'est bien certainement un des ingrédients du bonheur. Derrière cette notion statistique, c'est la vie même : les soins aux malades et leur guérison, le bonheur de voir un être cher échapper à la mort et retrouver la santé, la croissance harmonieuse des enfants, une fin de vie prolongée dans l'activité et la dignité. Le progrès, ce devrait être également un logement agréable et un travail passionnant pour tous.

En bref, une société qui produit du bonheur en fonctionnant bien pour chacun, et durablement, pas seulement pour la majorité d'entre nous. 

Pour moi, ce matin de bonne heure dans le Métro parisien, le bonheur eût été de lire des choses intelligentes sur l'avenir de nos sociétés et de la planète.

Home Et Le Club De Rome

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Hier soir, donc, j'ai vu Home (on le saura).

Notre monde ne peut être fondé sur la croissance de la consommation, un nouvel équilibre doit être rejoint rapidement entre ce que nous consommons et ce que la planète peut produire.

On rejoint donc les conclusions du club de Rome, passées sous silence pendant des décennies. Espérons seulement que nous ne sommes pas déjà dans le scénario catastrophe que ces économistes et scientifiques précurseurs avaient prédit.

Voyez :  Le club de Rome sur Wikipedia.

Le Pain Perdu

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Hier soir, j'ai vu Home. Terrible! On y apprend entre autres choses que, dans les pays développés, 40% de la nourriture passe à la poubelle.

Ce matin, sur une grande radio, j'entends parler de pain perdu. Excellente idée pour récupérer le pain.

Mais, en introduction,  le chroniqueur dit "Pas la peine de jeter le pain...".

Voilà, encore une réaction de ma part : de la peine? jeter du pain? 

Moi, je croyais que le pain était sacré, qu'on devait le respecter comme le symbole même de la nourriture. Qu'il est loin le temps où on remerciait Dieu pour le pain quotidien, où on rendait grâce pour le bonheur d'en avoir et que l'on formait le voeu que tout le monde en ait !Alors, le mettre à la poubelle, je ne pensais même pas que cela puisse se faire. Et ce chroniqueur semble trouver cela banal. Quelle faible motivation nous donne-t-il pour faire du pain perdu au lieu de jeter les restes : ne pas s'en donner la peine...

Oui, le pain perdu, excellente manière de respecter le pain, ceux qui en manquent, et le travail de ceux qui le produisent.

A Bas Le CréDit Revolving !

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Si j'ai bien suivi, la ministre de l'Economie Christine Lagarde annoncait en décembre 2008 à la suite d'un rapport sur le crédit revolving, qu'un projet de loi sera déposé en 2009 pour lutter contre les abus du crédit renouvelable. Si j'ai bien compris, il ne s'agit pas de le supprimer, mais de l'encadrer, afin que les taux soient raisonnables.

Il y a quelques jours, j'ai entendu la ministre, sur une grande radio, préciser sa pensée en disant (en substance) que ce type de crédit était utile pour permettre à certains de se nourrir en fin de mois.

On ne peut considérer que le crédit à la consommation soit un moyen durable de faire face à ses besoins, on ne ferait en cela que s'appauvrir en payant régulièrement des intérêts. Quand on gagne plusieurs miliers d'Euro par mois, on n'en a pas besoin pour terminer les fins de mois. Le crédit à la consommation, c'est donc pour les pauvres.

En ces temps de crise, on ferait bien de s'intéresser aux moyens d'assurer leur subsistance qu'ont les plus démunis, les demandeurs d'emploi et les victimes du chômage à temps partiel. Si le crédit revolving est un moyen de passer un mauvais cap pour les gens qui subissent la crise, ce doit être un outil social. Pas un produit financier permettant aux banques de gagner de l'argent sur le dos des démunis.

Pourquoi ne pas instituer un crédit renouvelable gratuit, fondé sur un compte rémunéré? Les intérêts de l'épargne réalisée en période faste permetraient d'emprûnter en période creuse. Bien sûr, cela ne résoud pas le problème de ceux qui n'ont pas d'épargne. Il faudrait alors leur préter un petit capital. Et les former à la conduite de leur dépenses, afin que soit conservé l'équilibre de leur budget. Il y a tant d'économies à faire en achetant intelligemment!

Il faudrait inciter les banques à gagner de l'argent avec ceux qui ont des moyens, qu'ils achètent de belles voitures ou se fassent construire de grandes maisons, par exemple. Et demander aux banques de créer des produits financiers adaptés à ceux qui sont en situation de détresse.

Passez Vos Vacances En France Ou En Europe !

Général Rétroliens (0) Commentaires (1)   

Plutôt que de partir hors Europe, je vais passer quelques jours de vacances en France, à faire du ski.

Avantages :

- voyage en TGV, pas de vol avion = meilleur bilan CO²;

- je soutiens l'hôtellerie, les services et les commerçants français.

Au passage, je vais découvrir une nouvelle région française : habitué à skier dans les Alpes, je vais aller dans les Vosges cette fois-ci.

On peut tous travailler à la relance de l'économie et soutenir l'emploi de nos concitoyens par nos choix de consommation.

 

Re-Localisations

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Des entreprises re-localisent (reviennent en France).

Elles se sont aperçu que dans les pays en expansion rapide, tout n'est pas si rose : la qualité n'y est pas, la logistique non plus. L'image de marque en prend un coup avec le dumping social (quand ce n'est pas un problème de travail de mineurs). Maintenant, les salaires et les prix grimpent, ainsi que les coûts de transport. Et la crise peut amener dans les pays qui se sont développés de façon trop rapide de très graves troubles, compte-tenu du retard social accumulé et de la fracture créée dans la population.

En plus les entreprises se font copier, piller les brevets (non reconnus en Chine). Ce n'est plus de l'espionnage industriel, c'est du voyeurisme!

Et puis les ingénieurs, techniciens et ouvriers français sont instruits, bien formés et sont productifs; en France, l'environnement logistique suit : les services, les infrastructures, les fournisseurs abondent et sont efficaces.

Evidemment, à Singapour ou à Hong-Kong, où les britanniques ont travaillé depuis longtemps à développer l'industrie et les services, il faut reconnaître que cela ne marche pas mal non plus.

Alors, si la crise nous frappe, elle frappe plus durement les pays en développement. L'Euro, fondé sur la vertu, tient bon. Les banques françaises, quoique l'on en dise, ont été vertueuses et les français épargnent au lieu de vivre au-dessus de leurs moyens. Il y aura certainement un cap très difficile à passer, surtout pour les plus démunis, il faut y faire attention. Mais gardons l'espoir, continuons à nous battre pour nos entreprises et croyons en l'Industrie!

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